Après un mois à la tête de l’équipe, cette première victoire arrive enfin. Quelle est votre première réaction ?

 C’est évidemment un soulagement. Depuis le début de la saison, avec toutes les difficultés que le groupe a connues, cette victoire était très attendue. L’équipe a été un peu « maltraitée » par les résultats, non pas par manque d’envie, mais parce que ce qui avait été mis en place au départ était difficile à faire fonctionner.

Dans quel état d’esprit avez-vous trouvé le groupe à votre arrivée ?

 Honnêtement, j’ai découvert un vestiaire touché moralement. Être le troisième entraîneur de la saison, ce n’est jamais anodin : cela pèse sur les épaules des joueurs. Si j’ai accepté de venir, c’est après avoir longuement échangé avec Manu Ferrera et constaté ensemble la situation. J’ai voulu apporter mon expérience et un coup de main pour redresser la barre.

 

 

Vous connaissiez déjà certains joueurs. Qu’est-ce qui vous a surpris ?

 Oui, je connaissais plusieurs profils et je trouvais étonnant que cette équipe n’obtienne pas de meilleurs résultats. Très vite, avec Manu et le staff, on a fait un diagnostic complet : mentalement, psychologiquement et physiquement, on était loin des exigences du championnat.

 

Vous avez beaucoup insisté sur la notion de travail…

 Oui, parce que c’est la base. J’ai choisi de retravailler dur, très dur, avec le groupe. La valeur « travail » doit être au centre de notre identité. Ici, dans une région et une ville où l’effort a du sens, on devait retrouver la solidarité et la combativité. J’ai dit aux joueurs : quand on est dernier, il faut travailler deux à trois fois plus que les autres. Physiquement, on devait se remettre à niveau pour pouvoir répéter les efforts à haute intensité.

 

Ce n’est pas évident de relancer une équipe en pleine saison…

 Exactement. C’est comme si on devait refaire une mini préparation. Heureusement, j’ai pu compter sur Frédéric Renotte, un préparateur physique expérimenté avec qui la collaboration a été immédiate. Il a tout de suite compris ce dont le groupe avait besoin, et je lui ai fait pleinement confiance.

 

Quel était l’objectif prioritaire à ce moment-là ?

 Remettre l’équipe dans le vrai rythme, retrouver la condition physique et surtout la confiance. Parce qu’un joueur sans moteur ne peut pas être confiant. On l’a vu à Seraing : une bonne première mi-temps, mais une deuxième où on s’expose trop. On ne peut rien revendiquer dans ces conditions.

 

On a ensuite vu une nette évolution dans le contenu des matchs…

 Oui, notamment lors de la série contre Eupen, Dender et Liège. Même si les résultats n’ont pas toujours suivi, l’équipe a montré un tout autre visage. Les joueurs ont adhéré à un projet de jeu tourné vers l’avant, et cette attitude a tout changé. On sentait qu’on reprenait le bon chemin.

 

Cette première victoire aux Francs Borains a donc une signification particulière ?

 Elle est symbolique et vitale à la fois. Elle récompense les efforts fournis et donne un nouveau souffle au groupe. Et la manière compte : on a joué à dix très tôt dans le match, mais l’équipe a fait preuve de courage, de solidarité et de caractère. Le but de Niklo concrétise notre bonne entame, puis on a su tenir et ne rien lâcher.

 

Comment voyez-vous la suite maintenant ?

 Cette victoire doit en appeler d’autres. Mais il faut rester lucide, garder la tête froide et continuer à travailler. Le groupe a changé : je prends énormément de plaisir à l’entraîner. Il y a ici de vrais joueurs de football, il fallait simplement leur redonner confiance, un cadre et un projet de jeu adapté à leurs qualités.

 

Un dernier mot pour les supporters ?

 On a remis le club sur le bon chemin, mais rien n’est acquis. Les adversaires vont désormais nous respecter davantage, voire douter un peu. À nous d’en profiter. Si on garde cette mentalité, cette envie et cette solidarité, je suis convaincu que l’objectif est atteignable. Tout dépendra de notre capacité à nous remettre en question chaque week-end et à donner le maximum pour le maillot, le club et nos supporters.

Cette victoire, je veux aussi la leur dédier. Ils ont souffert, eux aussi, ces dernières semaines, mais ils ont continué à croire en nous. Leur présence et leurs encouragements, pendant 90 minutes aux Francs Borains, ont vraiment compté. Ils se sont fait entendre, et cette énergie, les joueurs l’ont ressentie sur le terrain.

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